Revue de presse

Publications sélectionnées par Équipe Autonomiste.

Immigration : où allons-nous? Le Soleil, samedi 21 juillet 2012, p.29

Opinion - Témoignage

Immigration : où allons-nous?

Le Soleil, samedi 21 juillet 2012, p.29

Les auteurs de cette lettre se questionnent sur l'importante hausse de personnes immigrantes accueillies chaque année au Québec depuis l'élection de Jean Charest.

L'an dernier, le Québec a accueilli près de 54 000 immigrants. C’est un record. Le dernier pic de cette ampleur remonte à l'arrivée des réfugiés hongrois en 1956. Mais cette hausse-là n’a duré qu’une seule année. La montée actuelle s'inscrit dans une tendance qui dure déjà depuis une décennie.

Avant l’an 2000, nous recevions généralement entre 20 000 et 30 000 immigrants par année; c’était moins dans les faits, car beaucoup d’entre eux partaient ensuite pour une autre province. Or, depuis le tournant du siècle et surtout depuis l’élection de Jean Charest, le chiffre monte progressivement et dépassera bientôt les 60 000. En même temps, les immigrants tendent de plus en plus à rester ici.

C’est un record aussi dans un autre sens. Par rapport à sa population totale, le Québec accueille chaque année plus d'immigrants que tout autre pays du monde, y compris les États-Unis. Oui, nous sommes distincts à ce point-là.

Pourquoi cette hausse? On invoque d’abord le vieillissement de la population et, plus particulièrement, la détérioration du rapport de dépendance. il s’agit là de l'équilibre entre donneurs et receveurs : d’une part, ceux donnant plus à l’État en taxes qu’ils en reçoivent en services ou en prestations et, d’autre part, ceux recevant plus de l'État qu’ils y donnent. Puisque les personnes âgées se retrouvent parmi les receveurs, et quelles deviennent de plus en plus nombreuses, il y a lieu de s'inquiéter.

Mais l'immigration rajeunit très peu la population. Supposons que le Québec n’ait pas accueilli de 1971 à 2006 un seul immigrant. Le Québécois moyen aurait eu, donc, 41 ans en 2006. En réalité, il a eu 40 ans.

Même ce rajeunissement, si petit soit-il, n'améliore pas le rapport de dépendance. Rappelons que les immigrants, tout comme les personnes âgées, ont recours à l’aide de l'État. Si on considère ceux qui sont arrivés entre 2001 et 2006, on constate un taux de chômage près de quatre fois supérieur à celui des autres Québécois. Ce taux demeure presque deux fois supérieur même chez les immigrants établis depuis 1991-1995.

Là-dessus, les Québécois se culpabilisent. Pourtant, le Québec fait bonne figure relativement à d'autres pays d'accueil. Les immigrants connaissent des taux de chômage beaucoup plus élevés en Europe de l’Ouest qu’ici. Chez notre voisin du sud, leur taux de chômage est plus bas, mais leurs salaires le sont aussi, avec pour conséquence qu’ils donnent toujours moins à 1’État qu'ils en reçoivent (dans ce cas, par le crédit d’impôt pour les faibles revenus).

Pour cela, il n’existe pas de solution miracle. Le problème n’est pas qu’une méconnaissance de la langue. La méconnaissance est souvent plus large. En bref, tout immigrant doit passer par un apprentissage pendant lequel il est moins productif que les autres. C'est le cas des réfugiés qui avaient travaillé en famille selon un horaire très variable. Rendus ici, ils doivent s’habituer à travailler 50 semaines par année, selon un horaire fixe et dans une grande organisation aux rapports sociaux plutôt froids. C’est toute une transition à faire.

Si l'immigration fait peu pour rajeunir la population et encore moins pour améliorer le rapport de dépendance, il reste une autre raison souvent évoquée : le besoin de combler des pénuries de main-d’œuvre.

Cette raison est-elle valable? D’abord, si une pénurie se produit dans un domaine d'emploi, il y aura également une hausse du salaire moyen par rapport aux autres domaines. Ce signe avant-coureur est pourtant largement absent la où on crie a la pénurie. L'un de ces crieurs est le Conseil québécois du commerce de détail; cependant, les salaires augmentent un peu moins vite dans ce domaine que dans les autres pris ensemble. C'est le même constat chez les aides familiaux et les travailleurs de la restauration, alors que leurs employeurs réclament un plus grand volume d'immigration.

Il existe effectivement certains domaines, l’industrie minière par exemple, où les salaires grimpent devant le manque de travailleurs, mais ce sont des cas spéciaux. De plus, une pénurie de main-d’œuvre n’est pas la fin du monde. Il y a même à long terme des effets bénéfiques : amélioration des salaires et des conditions de travail; hausse de la productivité par l'automatisation, par l'élimination des emplois peu payants et par la rationalisation des méthodes de travail. Gardons nos craintes plutôt pour le contraire, soit un surplus de main-d’œuvre.

Donc, pourquoi hausser le niveau d’immigration? Passons d'abord à une autre question. Qui en profite? À celle-ci, on peut répondre sans difficulté, car plusieurs groupes d'intérêt y trouvent leur compte. Tout employeur aime voir les CV s'empiler sur son bureau. Tout vendeur désire faire agrandir son marché sans aucun effort de sa part. Tout agent immobilier veut plus d'acheteurs, ainsi que tout promoteur immobilier. Ce sont surtout eux qui font pression pour augmenter la population à n'importe quel prix. Et ce prix tombe sur nous, l'ensemble de la société.

*Maryse Belley, Sainte-Brigitte-de-Laval
Peter Frost, Québec
Stéphan Pouleur, membre de l’Équipe autonomiste, Québec

consulter l'article original:

Le garçon sacrifié, Le Soleil, 15 avril 2013, p.25

LE CARREFOUR DES LECTEURS

Le Soleil, 15 avril 2013, p.25

Le garçon sacrifié

Nous sommes en janvier, dans une école secondaire de la région de Québec. Une femme vient faire la promotion d'une journée d'information sur les sciences, qui se tiendra à l'Université Laval. À la fin de la présentation, un garçon demande si lui et ses amis peuvent y assister. Elle lui répond : «Non, c'est réservé exclusivement aux filles.» Un autre élève lève la main et dit : «C'est sexiste, ce principe-là.» L'animatrice et l'enseignante sourient et n'en parlent plus. Cette activité s'inscrit dans un programme gouvernemental qui existe depuis 1998, Les filles et les sciences : un duo électrisant.

On aurait pu adopter une formule mixte, en réservant aux filles la moitié des places, mais on a préféré aller au plus vite et au plus simple. Ce programme vise un fait bien réel : les jeunes femmes sont sous-représentées dans les sciences. À l'Université Laval, au sein de la Faculté des sciences et génie, elles ne représentent que 27 % des diplômés. Cela dit, leur taux monte à 62 % pour l'ensemble des facultés. Il faut donc souligner que la sous-représentation universitaire est généralement une condition masculine. De plus, si la Faculté des sciences et génie accueille d'armée en année à peu près la même proportion de jeunes femmes, il y a par contre, pour toutes les facultés confondues, une baisse continue de la proportion de jeunes hommes. Ce sont aussi ces derniers qui décrochent le plus, à tous les niveaux d'enseignement. Pourtant, leur absence croissante semble susciter peu d'intérêt. Ce désintéressement entraîne une tolérance, voire une banalisation des gestes discriminatoires à l'égard des jeunes hommes. Plutôt que d'améliorer leur situation de plus en plus marginale, on la laisse empirer et, même, on se vante de lutter contre la discrimination sexuelle!

Il faut dire qu'une injustice faite aux hommes n'armule pas une injustice faite aux femmes. Cependant, en poursuivant ce même principe, il faut aussi reconnaître que l'injustice est multiple et multidirectionnelle. Cessons donc de voir les inégalités femmes-hommes à travers le seul prismed'hommes oppresseurs et de femmes opprimées. Cessons également de sacrifier les jeunes sur les champs de bataille des adultes.

Guy Boivin
PeterFrost
Stéphan Pouleur

Québec

consulter l'article original:

POUR ou CONTRE l'abolition du Conseil du statut de la femme?, FM 93, Normandeau-Duhaime, 12 février 2015

Débat radio sur l'abolition du Conseil du Statut de la Femme.

POUR ou CONTRE l'abolition du Conseil du statut de la femme? (23:10)

Mis en ligne le jeudi 12 février 2015 dans Normandeau-Duhaime avec Éric Duhaime et Nathalie Normandeau

consulter l'enregistrement depuis le site du FM93

Télécharger l'enregistrement.

Plus à droite, mais pas dans le champ, Annie Morin, Le Soleil, vendredi 14 mars 2014, p. 11

« Plus à droite, mais pas dans le champ », c'est le slogan de l'Équipe autonomiste.

Ce parti politique, qui compte environ l50 membres, a été formé par des fidèles de l'Action démocratique du Québec n'ayant pas digéré la fusion avec la Coalition avenir Québec. En septembre 2012, la formation avait aligné 17 candidats. Cette fois, trois candidats se présentent dans la région de Québec (Jean-Talon, Taschereau, La Peltrie) et deux dans la région de Montréal. Selon Stéphane Pouleur, candidat dans Jean-Talon, le recrutement est plus difficile car les personnes qui embrassent les idées du parti « ont un travail, une famille et pas de temps pour la politique ».

Le parti prône une réduction des dépenses de l'État et du rôle des syndicats, la reconnaissannce des « limites du multiculturalisme » et « l'égalité hommes-femmes dans les deux sens », notamment pour la garde partagée des enfants en cas de séparation. M. Pouleur dénonce le peu d'espace médiatique réservé aux tiers partis, ce qui nuit à leur rayonnement, selon lui.

ANNIE MORIN

Source: Le Soleil, vendredi 14 mars 2014, p. 11

Tous égaux, Le Soleil, samedi 23 novembre 2014, p.29

Tous égaux

Le 19 novembre, c'était la journée internationale des hommes. Selon Wikipédia, «La journée internationale des hommes est un temps pour mettre en évidence la discrimination à leur encontre dans les domaines de la santé, droit de la famille, l'éducation, les médias ou d'autres domaines et à célébrer leurs contributions positives et leurs réalisations».

Trop souvent au Québec, l'image masculine est dénigrée par un immense pouvoir féministe subventionné pour plus de 147 organismes qui promeuvent fréquemment cette ligne de pensée du mâle méchant et de la femme victime.

Équipe autonomiste vise l'égalité dans les deux sens par l'abolition de mesures discriminatoires, par la transformation du ministère de la Condition féminine pour le ministère de la Condition humaine, par la vérification de tous les lois et règlements québécois afin de s'assurer d'une chance équivalente pour chaque personne et par tant d'autes mesures qui fassent en sorte qu'hommes et femmes, au Québec, aient les mêmes droits et les mêmes pouvoirs.

Guy Boivin
Équipe Autonomiste

Un avenir sombre pour les garçons ?, Fraser Nelson, Daily Telegraph, 12 juillet 2013

Un avenir sombre pour les garçons ?

    Ce n’est pas seulement au Québec que la situation des jeunes hommes se détériore
    par rapport à celle des jeunes femmes. Récemment, deux journalistes britanniques en
    ont discuté dans leurs chroniques. En voici quelques extraits traduits par Équipe
    Autonomiste, suivi du texte original :

Fraser Nelson (Daily Telegraph) 12 juillet 2013

Ce n’est pas un signe de l’égalité que 60 % des diplômés en droit et en médecine soient de sexe féminin et que les filles soient d’un tiers plus portées que les garçons à présenter une demande d'admission à l’université. C’est un signe que les horizons se
rétrécissent pour les hommes.

Dans la trentaine, les hommes touchent un taux de rémunération horaire qui est en moyenne 0,7 % plus élevé que celui des femmes. Cette différence minime n’est pas statistiquement significative. Cela veut dire que les femmes gagnent autant que les hommes dans la trentaine, laquelle est pourtant l’âge de procréer. Donc, en dessous de 40 ans, l’écart de rémunération n’existe maintenant plus. Puis, dans la vingtaine, les femmes gagnent légèrement plus (2,5 %) que les hommes, en raison de leur niveau d’instruction supérieur. La valeur marchande de la testostérone n’a jamais été si basse ! C’est vrai, il existe toujours un écart entre ceux et celles nés avant 1973. Mais, rappelons-le, cet écart n’est pas seulement en train de s'effacer mais les rôles sont maintenant inversés.

Ally Fogg (The Guardian)

.L’égalité femmes-hommes existe effectivement chez les riches qui, eux, vivent dans un monde où les jeunes hommes et les jeunes femmes vont aussi bien l’un que l’autre. Mais chez les moins riches, les garçons traînent de plus en plus en arrière, étant de 30 % moins portés que les filles à solliciter des études universitaires. Oui, on peut remplacer les emplois d’usine par des emplois de bureau, donc l’économie continue à fonctionner. Mais qu’en est-il des adolescents qui n’ont pas l’étoffe d’un étudiant d’université et qui autrefois apprenaient un métier ? Ils peinent à trouver une place dans leur société.

[...] Notre société ne recherche plus les attributs traditionnels d’un homme de classe ouvrière : force physique, endurance et courage au travail, rôle de pourvoyeur à la maison. Pour corriger cette situation, [il faudra] un projet de relance économique pour revitaliser le secteur manufacturier, surtout l’industrie lourde, qui a diminué de deux-tiers au cours des trente dernières années [...]

Mon fils aîné termine l’école primaire la semaine prochaine. Il se prépare avec appréhension à vivre le chambardement du passage à l'école secondaire. Comme tous les écoliers de 11 ans, on l’évalue par ci par là comme une souris blanche dans un laboratoire. À la suite de l’une de ces évaluations, il m’a annoncé avec fierté : « Ma 1note était la meilleure de tous les gars. » Après l’avoir félicité dûment, je ne pouvais pas m’empêcher de découvrir celles des écolières. « Oh oui, beaucoup de filles ont fait mieux que moi, mais c’est toujours le cas. Les filles sont plus intelligentes que les garçons. » Même avant de terminer l’école primaire, il a déjà absorbé ce mythe corrosif et omniprésent sur les capacités relatives des garçons et des filles.

Source :

Extraits du texte original en anglais :

When law and medicine graduates are 60pc female, and girls a third more likely to apply to university than boys, we’re not looking at equality. It’s a sign that male horizons are narrowing.

According to the ONS the average hourly pay for men in their 30s is 0.7pc higher than that for women in their 30s. This is not statistically significant. That is to say that British women in their thirties, a childbearing decade, are earning as much as men. For the under-40s, the pay gap has vanished. And in their 20s, women earn marginally (2.5pc) more than men as the effects of their superior education filters into the economy. The market value for testosterone has never been lower. It’s true that there is a pay gap for women born before 1973. But the point of my piece is that things have not just equalised since but swung the other way.

[...] this affects the poor far more than the rich, so anyone concerned about equality should be concerned about the disproportionately high number of women sitting A-Levels, applying for university and then graduating. And that deindustrialisation has left those boys not cut out for university with pitifully few options.

Gender equality is a very real concept among the rich, who now live in a world where young men and women do as well as each other. But among poor families, boys are falling further and further behind – and are 30 per cent less likely to apply for university than girls. Yes, office jobs may replace factory jobs, so the economy ticks over. But what about teenagers not cut out for university, who used to go straight into a trade? They struggle to find a role in society.

[...] our society no longer has a pressing need for the attributes of traditional working-class masculinity: brute strength, endurance and courage in the workplace; a provider’s role at home. There are two possible solutions to that. The first would be an economic project to revitalise British manufacturing industry, especially heavy industry, which has shrunk by two-thirds over the past 30 years... The right sacrificed the prospects of young working-class men when they abandoned a controlled economy to the whims of the global free market.

My elder son finishes primary school next week, and nervously prepares himself to enter the furnace of secondary education. Like all 11-year-olds, he has spent much of the last year being prodded and tested with Sats and other blunt tools like a white mouse in a lab. After one such experiment, he told me proudly of his success. “I scored highest of all the boys,” he proclaimed. After due expressions of support, I couldn’t resist asking about his other classmates. “Oh yes, lots of the girls scored more than me, but they always do. Girls are just cleverer than boys.” Before even leaving primary school he has absorbed a corrosive and pervasive myth about what should be expected from boys and girls.

Article complet :

  • For the under-40s, women have won their battle. It’s young men we need to worry
    about
    79 comments Fraser Nelson 12 July 2013 19:40

http://blogs.spectator.co.uk/coffeehouse/2013/07/feminism-vs-egalitarian...

I am taken to task by the Guardian’s Ally Fogg for my Telegraph column on the growing underachievement of boys. It’s a thoughtful and spunky piece, which I thought worth replying to here. The phenomenon of male underperformance causes much angst on the left: for years, they’ve loved to see women as the underdogs. But that’s not the case for anyone born after Perry Como was in the charts. When law and medicine graduates are 60pc female, and girls a third more likely to apply to university than boys, we’re not looking at equality. It’s a sign that male horizons are narrowing. The notions of feminism and equality are becoming detached, which is horribly disorientating for some on the left. So what to do?

Mr Fogg starts by alerting his readers to the nature of the beast.

“For a traditional British conservative take on men’s issues, you can’t get much more pure than the editor of the Spectator writing in the Telegraph in defence of his chum Boris Johnson... The London mayor made a crass, sexist joke this week about Malaysian girls going off to university to find husbands.

Not quite. Boris’s point – that Malaysia is in trouble if two-thirds of its graduates are women – was not about their finding husbands on campus. He simply said that this ratio was a problem because “They’ve got to find men to marry”. His point, which he made at length in the Telegraph six years ago, is that a “basic human prejudice” means these women in later life are unlikely to settle down with non-graduates. So they may be disappointed. It’s worth quoting Boris at length, as this is a thoughtful point.

As a result of the female desire to procreate with their intellectual equals, the huge increase in female university enrolments is leading to a rise in what the sociologists call assortative mating. A snappier word for it is homogamy. Nice female middle-class graduates seem on the whole to be turning up their nice graduate noses at male non-graduates. And when the nice middle-class graduate couples get together, they have the double income to buy the houses and push the prices up — and make life even tougher for the non-graduates.

Boris was flagging up not just a social problem, but an economic one – assortative mating, that basic human prejudice, will fuel inequality. If there was a similarly incisive piece in the Guardian in 2007 about the inegalitarian implications of female dominance of universities, I didn’t read it. As so often, Boris was far more thoughtful, far-sighted and – yes – progressive than his enemies allow.

Anyway, back to the Guardian’s Mr Fogg. He faults me thus:-

Nelson discusses the gender trends in education, employment and relationships for young people up to the age of 30, while completely ignoring that the picture changes profoundly when people have children.

Really? According to the ONS the average hourly pay for men in their 30s is 0.7pc higher than that for women in their 30s. This is not statistically significant. That is to say that British women in their thirties, a childbearing decade, are earning as much as men. For the under-40s, the pay gap has vanished. And in their 20s, women earn marginally (2.5pc) more than men as the effects of their superior education filters into the economy. The market value for testosterone has never been lower. It’s true that there is a pay gap for women born before 1973. But the point of my piece is that things have not just equalised since but swung the other way.

But Mr Fogg knows that. As he says:-

While noting that boys at the top are still doing just fine, Nelson never acknowledges that the problems are fundamentally economic and class-based.

I thought CoffeeHousers would like an example of how, in my Telegraph piece, I ‘never’ recognised the economic and class-base aspects to the gender split. I say:-

Gender equality is a very real concept among the rich, who now live in a world where young men and women do as well as each other. But among poor families, boys are falling further and further behind – and are 30 per cent less likely to apply for university than girls. Yes, office jobs may replace factory jobs, so the economy ticks over. But what about teenagers not cut out for university, who used to go straight into a trade? They struggle to find a role in society.

My whole point is that this affects the poor far more than the rich, so anyone concerned about equality should be concerned about the disproportionately high number of women sitting A-Levels, applying for university and then graduating. And that deindustrialisation has left those boys not cut out for university with pitifully few options. Mr Fogg paraphrases me thusly:-

The fundamental problem Nelson identifies is that our society no longer has a pressing need for the attributes of traditional working-class masculinity: brute strength, endurance and courage in the workplace; a provider’s role at home. There are two possible solutions to that. The first would be an economic project to revitalise British manufacturing industry, especially heavy industry, which has shrunk by two-thirds over the past 30 years... The right sacrificed the prospects of young working-class men when they abandoned a controlled economy to the whims of the global free market.

Oh, these wicked Tories! In fact, the loss of British manufacturing jobs was far more aggressive under Labour. Mr Fogg says that helping manufacturing would be ‘anathema’ to us wicked right-wingers, presumably because our black hearts leap at the sight of closed factories. In fact, I’m all for an ‘economic project’ to revive industry. I’d call it ‘fracking for shale’ and it could bring as many jobs to the north
as it has to the US rustbelt.

I shall not comment on his plans for a “a social project to reinvent masculinity and gender roles in keeping with the world we have built” - although I do love the idea of Ed Balls ended up as the Minister for Redefining Masculinity. Lasagne for everyone!

I agree with the rest of Mr Fogg’s piece: that David Lammy and Dianne Abbot ought to be congratulated for highlighting the issue. That “the spectacularly unequal outcomes for girls and boys in education are now beyond dispute.” He finishes with an anecdote which expresses the problem far better than I managed to:-

My elder son finishes primary school next week, and nervously prepares himself to enter the furnace of secondary education. Like all 11-year-olds, he has spent much of the last year being prodded and tested with Sats and other blunt tools like a white mouse in a lab. After one such experiment, he told me proudly of his success. “I scored highest of all the boys,” he proclaimed. After due expressions of support, I couldn’t resist asking about his other classmates. “Oh yes, lots of the girls scored more than me, but they always do. Girls are just cleverer than boys.” Before even leaving primary school he has absorbed a corrosive and pervasive myth about what should be expected from boys and girls. It’s my responsibility to correct him on that. It is our collective responsibility to work out where the myth has come from and what we can do to put it right.”

I do plead guilty to one of his charges: that I don’t have an easy solution. I’m just saying that we need to recognise the problem. My generation, the over-40s, were brought up equating feminism with equality. But now, the fight for equality means looking out for the young men. How you do this is a very open question. But that it needs to be done ought to be something on which left and right can agree.

Une campagne pour trouver des candidates, le Soleil, dimanche 8 février 2015, p. 16

DIMANCHE 8 FÉVRIER 2015 leSoleil

ACTUALITÉS

Une campagne pour trouver des candidates

MONTRÉAL — Aux prises avec un nombre famélique de recrues féminines en techniques de sécurité incendie, le cégep Montmorency et l’Académie des pompiers prennent les grands moyens. Une vaste campagne de recrutement, ciblant particulièrement les jeunes femmes inscrites dans les programmes de sport—études, sera lancée en mai.

Une subvention de 9000 $ a été accordée par le ministère de l'Éducation pour démarrer le projet. «Ça fait 13 ans que j’enseigne, et je peux vous dire que le nombre de filles inscrites en sécurité incendie va en diminuant. Avant, j’avais quatre ou cinq filles chaque année sur 180 étudiants. Maintenant, ça a chuté à deux ou trois par cohorte», déplore Anik St-Pierre, enseignante en sécurité incendie au cégep Montmorency.

«Il n’y a pas un seul métier non traditionnel pour les femmes où leur nombre a augmenté tout seul. Il n’y a jamais eu d’effort coordonné au Québec pour les attirer dans la profession», ajoute l’enseignante.

Dans les années 90, par exemple, le Service de police de laCommunauté urbaine de Montréal avait adopté des objectifs d’accès égalitaire pour les femmes et les minorités visibles. Leur proportion au sein du corps de police est passée de moins de 10 % à un peu plus de 30 % au début des années 2000.

L'approche pour attirer des pompières devra cependant être différente. «Le métier est beaucoup plus physique que le travail de policier. C'est un travail manuel, il faut aimer la mécanique, les outils. C’est de l’en— traînement et beaucoup de charges à soulever», souligne Karine Van de Walle, de l’Académie des pompiers.

SPORT-ÉTUDES DANS LA MIRE

La campagne de recrutement ciblera les programmes sport-études. «Beaucoup de nos étudiantes sont issues de sports d'équipe, explique Mme St-Pierre. Elles sont très attirées par ce genre de métier, où le travail d’équipe est central. Nous irons donc à leur rencontre pour essayer de les amener sur le terrain, leur faire essayer différentes techniques, toucher l’équipement et avoir des discussions de vestiaire.»

LA PRESSE

consulter l'article original:

À quand la journée internationale de l’égalité des sexes? Laila Boulasri, Prince Arthur Herald, vendredi 7 mars 2014

Laila Boulasri
2014-03-07
À quand la journée internationale de l’égalité des sexes?

Demain c’est la Journée internationale des droits de la femme. Une journée soulignant les luttes féministes d’autrefois tout en étant l’occasion pour les femmes de revendiquer l’égalité des sexes et de faire un bilan de leur situation dans la société. La première journée internationale des femmes est célébrée le 19 mars 1911, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, afin de réclamer le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. C’est en 1921 que Lénine, président Russe de l’époque, décrète la date du 8 mars comme étant officiellement la Journée des femmes. Par la suite, cette journée sera commémorée chaque année dans tout le bloc soviétique. Nous devons donc à la Révolution Russe l’origine de la date du 8 mars! Au Québec on doit attendre jusqu’à la fin des années 60, avant de voir un intérêt se développer pour la Journée des femmes. Finalement, en 1977, l’ONU adopte une résolution pour inviter tous les pays à consacrer le 8 mars comme Journée des femmes.

Des causes nobles

En lisant l’historique de la création de la journée internationale des femmes, nous comprenons l’importance de cette journée dans la quête des femmes du 20e siècle à obtenir les mêmes droits que le sexe opposé. Droit de vote, droit de travailler, droit à l’avortement, elles sont parties de loin pour arriver à donner à leurs descendantes la possibilité de mener leur vie en toute liberté. Malheureusement, cela s’applique principalement aux femmes des pays occidentaux, puisqu’encore aujourd’hui, dans beaucoup de pays, les femmes ont moins de droit que leur animaux de compagnie. Nous ne pouvons qu’imaginer la chance que nous avons d’être nées ici au Canada. Par contre, à entendre les féministes militantes québécoises, trop de femmes sont victimes au Québec et l’égalité n’est toujours pas atteinte. Bref, elles en veulent plus et ne sont jamais contentes!

Les féministes des temps post-modernes : FEMEN

Il y a une liste assez longue d’organismes luttant pour les droits des femmes, mais celui dont nous entendons le plus parler aujourd’hui est le groupe Femen. Ce nouveau phénomène spectacle provenant de l’Ukraine me laisse perplexe. Selon elles, utiliser le corps de la femme pour militer c’est ok, mais une femme qui veut utiliser son corps pour, entre autres, faire des photos d’elle nue ça ne l’est pas. Et pourquoi militer en grande partie dans des pays où les femmes sont déjà libres? Certes rien n’est parfait, mais en 2014, au Canada, aux États-Unis, en France, en Allemagne, les femmes ont le droit de faire ce qu’elles veulent de leur vie et personne ne devrait leur dire quoi faire, surtout pas d’autres femmes. Un mouvement Femen en Algérie ou en Inde serait beaucoup plus approprié, mais certainement plus dangereux pour celles voulant se dénuder les seins en pleine rue. Ici les dangers d’être seins nus au Carnaval de Québec en plein mois de janvier, avec « Carnaval patriarcal » écrit sur le ventre, pendant que les duchesses, elles, sont emmitouflées sous manteaux d’hiver, tuques et foulards, sont assez minimes. Et il faut le dire leur message ne passe pas!

Des femmes libérées!

Parlez avec une femme de moins de 50 ans et vous comprendrez qu’au Québec la majorité des femmes ne sont pas des victimes et n’ont pas besoin qu’on leur prenne la main. (Et les femmes retraitées j’en suis sûr n’en ont pas besoin non plus!) En effet, les femmes prennent de plus en plus en main leur responsabilité, sont davantage présentes dans les domaines traditionnellement masculin (ex : médecine, droit, génie). Elles sont indépendantes de fortune et certaines d’entre elles (pas seulement les monoparentales) sont le pourvoyeur de leur famille. En 2014, une femme qui décide de prendre sa place et de ne pas la céder, la trouvera.

Pourquoi le message des féministes ne passe plus avec les jeunes femmes au Québec, c’est que pour nous, nous l’avons atteinte l’égalité. Et pas juste l’égalité dans ce qu’il y a de positif, mais aussi dans tout ce qu’il y a de négatif (violence, viol, conflits conjugaux, harcèlement et intimidation). Nous découvrons que de plus en plus d’hommes vivent ou ont vécu ce types de problèmes et que marteler constamment que les femmes vivent plus de violence que les hommes c’est minimiser leur réalité. Ce qui aiderait les deux sexes et ce qui nous mettrait au même pied d’égalité, ça serait de prendre en considération que les hommes (hétérosexuels ou non) vivent aussi de la violence et de reconnaitre que nous ne sommes pas les seules à être des « martyres ». Aider ces hommes en détresse (et on sait tous qu’il y en a pas mal au Québec) éviterait aux femmes de vivre la brutalité des drames familiaux ou de se faire violenter ou violer par des individus frustrés et en profonde colère.

Bref, la Journée Internationale de la femme a toujours sa place en 2014, puisqu’elle est « Internationale » et qu’il y a encore beaucoup à faire pour la liberté des femmes ailleurs dans le monde. Cependant, ici au Québec, les féministes devraient militer pour une égalité des sexes globale (et non pas seulement pour un sexe en particulier) afin de créer un juste équilibre entre l’homme et la femme.

source: http://princearthurherald.com/fr/culture-2/a-quand-la-journee-international-666e-de-legalite-des-sexes