Décrochage scolaire et qualité de l’enseignement; pas seulement la faute des professeurs

Au Québec, pour diminuer le décrochage scolaire et améliorer la qualité de l’éducation, on injecte toujours plus d’argent, on réduit la taille des classes, on diminue les exigences de passage et on voudrait évaluer sévèrement la performance des professeurs (proposition de François Legault aux élections de 2012). Jusqu’à maintenant ces stratégies n’ont rien donné. Et si une partie du problème était du côté des parents ? Pas tous, mais un assez grand nombre, pour nuire au système. Peu de gens osent poser cette question, surtout pas les politiciens en place. Ils ont bien trop peur de perdre de précieux votes... de popularité. Toutefois, si on analyse objectivement les témoignages de professeurs, autant dans notre entourage que dans les médias (voir références à la fin du texte), il est clair que l’éducation (ou plutôt l’instruction) est souvent peu valorisée par les parents. Des parents qui ne se gênent pas pour amener leur famille en vacances dans le sud pendant la période scolaire, pour faire rater les cours, la journée du vendredi, pour toutes sortes de raisons dont celle d’arriver tôt au chalet. En plus, de nombreux parents voudraient éliminer les devoirs car cela nuit à la pratique de sports et aux activités de la famille.

Et si plus de parents faisaient leur part pour favoriser la réussite scolaire de leurs enfants, peut-être que l’éducation nous coûterait moins chère, que le taux de succès serait plus élevé et que la formation serait meilleure ?

La valeur no 3 d’Équipe autonomiste concerne la cellule familiale. Un des sous-objectifs de celle-ci est d’inciter les parents à s’occuper de leurs enfants pour en faire des adultes autonomes et responsables qui contribueront à la société. Reste à trouver comment atteindre cet objectif. Comme la mission du parti est de travailler en équipe avec la population pour améliorer la situation au Québec, nous invitons la POPULATION (pas seulement les spécialistes cachés dans les bureaux du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) à lui faire des propositions en ce sens (cela peut être fait par le courriel du parti sur le site Web, sur la page Facebook, etc.).

Références:
1-L’école facultative, par Jean-François Roberge, professeur au primaire depuis 15 ans, sur la Rive-Sud, La Presse du 4 mai 2013, section débats, p. A 29.
http://www.pressdisplay.com/pressdisplay/fr/viewer.aspx

2-L'omertà parentale, par Pierre-Yves McSween, comptable professionnel agréé, professeur d'administration au cégep régional de Lanaudière et chargé de cours à HEC Montréal, La Presse, 27 février 2013, p. A15.
http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/pierre-yves-mcsween/201...

3-Les parents-rois s'installent à l'école «C'est le règne du "Moi, mon enfant"», par Marie-Andrée Chouinard, LE Devoir, 17 février 2013
http://www.ledevoir.com/societe/education/131550/les-parents-rois-s-inst...