Encouragements en éducation : Encore tout pour les filles et rien pour les garçons

Monsieur Gérald Fillion,

Je me dois de réagir au nom du parti provincial Équipe autonomiste qui prône la véritable égalité entre les hommes et les femmes. En effet, votre reportage de vendredi «Les filles et les sciences, un duo électrisant» (1) donnait une image d'apitoiement vis-à-vis la gente féminine parce qu'elles sont moins nombreuses en technologie et en science. Vous vous êtes bien gardé de préciser que les femmes sont actuellement majoritaires dans les universités québécoises et canadiennes (2) où elles dominent principalement en lettres, en droit, en médecine, etc., et pourtant il n'y a pas, dans ces domaines, des activités qui encouragent les inscriptions masculines. Je comprends que madame Michèle Thibodeau-De Guire avait une promotion à faire, pour une activité de l'École polytechnique, mais notre parti trouve incorrect que vous embarquiez dans le discours féministe actuel qui veut victimiser les femmes pour qu'elles dominent dans tous les domaines au détriment de l'autre sexe. Il y a moins de femmes dans ces domaines tout simplement parce qu'elles s'y sentent moins attirées comme il y a moins d'hommes en secrétariat ou en nursing. La nature est ainsi faite. Auriez-vous la bonté de rétablir la réalité des faits? Confiant en votre éthique professionnelle qui veut que vous donniez l'information la plus juste à votre auditoire, je me signe en vous en remerciant à l'avance.

(1) http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7020346#
(2) http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/graphiques/1169.html