L’euthanasie, une question complexe

Suite au dépôt hier du projet de loi sur l'euthanasie, les partis d'opposition se sont empressés de répondre séducteurs pour leur électorat. Équipe autonomiste, elle, ne s'était pas encore positionnée et plutôt que de se précipiter, elle a préféré soumettre ce point à ses membres car la question n'est pas si simple. Que l'on parle de suicide assisté ou de sédation palliative terminale, le but reste le même: l'euthanasie.

Contrairement à ce que monsieur Claude Leblond croit, avec cette nouvelle étape législative, la personne ne prend pas personnellement les décisions qui la concerne car, oui, elle décide de mourir mais elle délègue l'odieux du geste à un tiers, à savoir un médecin ou un employé médical, en contradiction avec son serment d'Hippocrate de sauver des vies. S'enlever la vie est un suicide mais enlever celle d'un autre est un homicide. Socialement, il faut correctement se poser la question, après la plus grande victoire du vingtième siècle, celle d'avoir vaincu en très grande partie la douleur: «Sommes-nous en train de pelleter, dans la cour du voisin, notre problème.» Plutôt que d'agir seul, nous chargeons la société de procéder. Voilà pourquoi, Équipe autonomiste requiert ses membres et ses très prochains membres à se prononcer en toute conscience, avant d'inclure ce point à son programme. Avis aux intéressés, le vote se tiendra dans un futur forum.
Référence
http://www.ledevoir.com/politique/quebec/380549/le-gouvernement-marois-d...