L’instruction de nos enfants souffre

Depuis des années, des réformes et des changements d’idéologies ont reconstruit le système scolaire québécois. Est-ce pour le mieux? Équipe autonomiste en doute. Voici ce que le système en place pense : pour augmenter le nombre de diplômés et diminuer le taux de décrochage, nous réduisons les exigences et nous faisons passer plus de monde(1) (2). Ça prend maintenant un secondaire 5 pour travailler, donnons donc un secondaire 5 à tout le monde! C’est logique? Équipe autonomiste dit: «NON !».

Les jeunes ont besoin d’apprendre et d’acquérir toutes les connaissances que peut leur apporter un diplôme du secondaire, avant d’aller plus avant. Si nous exigeons le secondaire 5, c’est qu’il y a une raison. Si nous faisons passer des jeunes même s’ils n’ont rien compris, nous ne les aidons pas; au contraire, nous leur nuisons, ainsi qu'à la société et aux institutions dont les diplômes perdent toute crédibilité. Nous donnons la possibilité à certains jeunes de travailler, mais les autres ne sont tout simplement pas prêts à poursuivre aux cégeps et aux universités.

Équipe autonomiste propose plutôt de changer la manière d’enseigner pour encourager les plus faibles, avec un service personnalisé, et pour stimuler les plus forts, avec des programmes enrichis, (voir notre proposition 19 au programme du parti). Voici un bon ménage à faire, au niveau de la façon d’apprendre, car il y a plusieurs types d’étudiants dont nous devons tenir compte. Ce n'est pas en nivelant toujours vers le bas, comme le Québec est en train de faire, que la société sortira gagnante. Donnons la chance à nos enfants d’apprendre pour vrai.

(1) http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201406/03/01-47722...
(2) http://www.lapresse.ca/actualites/education/201402/01/01-4734619-faire-p...

Camille Dion-Garneau et Guy Boivin, chef d'Équipe autonomiste