La FFQ veut imposer des quotas de candidates aux partis politiques

Madame Alexa Conradi, de la Fédération des femmes du Québec, constate (1) que «moins de femmes ont été élues qu'en 2008». Elle déclare que «passer de 33% à 27% [de femmes élues] n'est pas acceptable». Elle réclame que «le PLQ, le PQ et la CAQ [présentent] un nombre égal de femmes et d'hommes». Moi, je vous pose une question et je vous replonge dans la réalité concrète de ce que sont un homme et une femme. Où sont les femmes? Nous avons beau faire des pieds et des mains la gente féminine n'est majoritairement pas attirée par le défi politique, pour toutes sortes de raison, et comme le disait une de nos membres: «Nous préférons les affaires sociales. C'est tout.» Peut-on leur reprocher d'avoir cette préférence? J'ai proposé de fusionner les circonscriptions et, à l'image des conseils de quartier à Québec, d'y faire élire obligatoirement un homme et une femme. Mais une de nos jeunes, à Équipe autonomiste, porte-parole des autres, a repris: «Nous ne sommes pas d'accord pour que des règles obligent des femmes à se présenter. Nous ne sommes pas sottes au point que la loi nous imposent des choix que nous ne voulons pas faire. Nous sommes égales aux hommes et, si nous voulons nous présenter, nous le ferons.» N'a-t-elle pas raison d'invoquer que le mouvement féministe revendicateur, infantilise, d'une certaine façon, les femmes en demandant continuellement des règles d'exception, par rapport aux hommes, pour faire en sorte qu'elles se défendent un tant soit peu?

Madame Conradi en rajoute en invoquant qu'il est «consternant que la première femme à diriger un gouvernement québécois n'ait été première ministre que 18 mois. Sa défaite est inquiétante pour la place des femmes en politique.» Elle, je ne la comprends pas surtout quand on sait que Pauline Marois a sciemment déclenché des élections par appât du gain, pour être majoritaire au parlement. Madame Conradi surenchérit en rappelant que «c'est d'autant plus vrai lorsque l'on constate que l'an dernier six femmes dirigeaient des gouvernements provinciaux et territoriaux et qu'aujourd'hui seulement deux demeurent au pouvoir.» Mais que veut-elle à la fin? Que six femmes dirigent coûte que coûte dans les assemblées à travers le Canada, quitte à imposer une femme à la sixième place qui risquerait de changer l'équilibre? Ça ne sent plus l'équité d'un féminisme sain et moderne mais le cri de l'Amazone. Équipe autonomiste revendique l'égalité dans les deux sens et elle le fait avec ses faibles moyens alors que la Fédération des femmes du Québec est grassement subventionnée, à ce que je sache (2) (3), avec de l'argent venant d'hommes et de femmes du peuple.

(1) http://www.ffq.qc.ca/2014/04/femmes-et-feminisme-en-politique-bilan-miti...

(2) http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/04/08/001-financement-...
(3) http://www.gazettedesfemmes.ca/5399/le-financement-des-groupes-de-femmes...