La trop grande place du féminisme extrémiste au Québec

Avant-hier, à l'émission 24 heures en 60 minutes, on avait invité deux représentantes d'un nouveau groupe féministe, Pour le droit des femmes du Québec, afin de réagir aux propos de madame Fatima Houda Pépin. Je me suis alors demandé comment un groupe féministe naissant, parmi les nombreux mouvements féministes déjà existants et dont plusieurs sont subventionnés, voire établis par l'État, pouvait accéder à un programme d'aussi grande écoute et aussi notoire que 24/60 alors que des partis politiques émergents, comme Équipe autonomiste, font des pieds et des mains pour réussir un tant soit peu à attirer la moindre des attentions.

Puis à l'écoute de tous les propos liés principalement à la charte de la laïcité et à l'accent mis continuellement sur le manque de femmes ici, l'équivalence de salaire là, etc., je me suis questionné sur notre société. Serait-elle à ce point matriarcale qu'elle en soit venue à épouser, sans discernement, les vues extrémistes de ces groupes?

Équipe autonomiste est consciente du passé féminin québécois et prône l'égalité hommes-femmes, dans les deux sens, contrairement à cette tangente que semble vouloir prendre ces mouvements qui tendent maintenant à se faire amazones et à chercher, non pas l'égalité dans les deux sexes mais la domination du leur, par vengeance sur le passé, obligeant même les femmes, qui n'adhèrent pas au modèle forgé, à entrer dans le rang. Même en féminisme, le fanatisme guette, ne nous faisons pas complice d'excès. Avec Équipe autonomiste, c'est l'égalité dans les deux sens, un point, c'est tout.