Le droit des enfants de connaître leurs origines

En cette Journée Internationale des droits de l'enfant (1), Équipe autonomiste considère que tous les enfants devraient pouvoir connaître leurs origines et demande que les lois soient ajustées en ce sens.

Récemment, le gouvernement du Québec a mis en place, dans les écoles, les cours d’éducation sexuelle pour les enfants du primaire et du secondaire. Les élèves apprendront les différents types de familles cependant aucune mention sur l’importance de l’origine des enfants.

Les lois biologiques dictent que tout enfant provient d’un homme et d’une femme. Le clonage et les manipulations génétiques (parent mitochondrial) étant interdits au Québec, même avec toutes les sortes de pactes possibles pour la conception d’un enfant, celui-ci provient toujours d’un homme (père) et d’une femme (mère). La notion de parent désigne la personne ou les personnes qui élèvent un enfant et portent la responsabilité sociale et financière pour l’amener à l’autonomie, à l’âge adulte. Le père et la mère représentent l’origine (les gènes) et cela ne doit pas être effacé par une sorte d’«hétérophobie» véhiculée actuellement par certains groupes ou idéologie castratrice. Au Québec, la maternité est déterminée par le fait d’accoucher. Cela doit être changé (2). La mère est celle qui fournit l’ovule et non celle qui est porteuse.

Les enfants ont le droit de savoir la pleine vérité sur leurs origines, c'est-à-dire connaître leur père et leur mère, une fois dans leur vie, et leurs ancêtres (généalogie) du fait même. Bien sûr, les lois doivent être adaptées pour protéger les géniteurs contre une responsabilité sociale et financière, voire du harcèlement. En connaissant les origines des enfants, l’État et les citoyens s’assurent d’éviter les risques de consanguinité. Cela est important si deux enfants, provenant d’un même donneur de gamètes, forment un couple. Pour faire un parallèle avec les règles d’éthique en procréation assistée, au Canada et en France, le don de gamètes est limité à 10 afin d’éviter une consanguinité éventuelle.

Équipe autonomiste, dans sa valeur Famille, désire favoriser les liens familiaux et mieux encadrer la procréation dans l’intérêt de l’enfant, inspirée en cela par l’Avis intitulé Éthique et procréation assistée (3). En effet, sous le gouvernement Marois, un comité de 16 personnes (aucune égalité homme-femme) devait se pencher sur les définitions de familles et reformuler des lois pour tenir compte des nouveaux types de famille (4). Équipe autonomiste a des propositions simples, efficaces et claires. Par exemple, Équipe autonomiste est contre l’insémination post mortem, passée un an après le décès, puisqu’elle est incohérente avec le sens naturel de la vie.

 

Références :

1) Journée Internationale des droits de l'enfant http://www.journee-mondiale.com/98/journee-internationale-des-droits-de-...

2) Mère porteuse: l'enfant a le droit de connaître ses origines, dit un expert, Jocelyne Richer, Le Soleil, 8 mars 2015 http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201503/08/01-4850373...

3) ÉTHIQUE ET PROCRÉATION ASSISTÉE : des orientations pour le don de gamètes et d’embryons, la gestation pour autrui et le diagnostic préimplantatoire. 2009. http://www.ethique.gouv.qc.ca/fr/assets/documents/PA/PA-avis-et-errata-F...

4) Lettre de recommandation du Comité consultatif sur le droit de la famille http://www.justice.gouv.qc.ca/francais/publications/rapports/pdf/rapp_pr...

 

Louis Chandonnet et

Guy Boivin, chef d'Équipe autonomiste