Les médias complices du manque de choix politiques

À l'émission Les coulisses du pouvoir de dimanche, les chroniqueurs soulignaient que les journalistes étaient confrontés à «Toujours les mêmes programmes de partis» et défendaient, un court instant, le rôle des médias dans cette campagne électorale qui s'achève. Je ne soulèverais qu'un point: je déplore, par exemple, que Les coulisses du pouvoir n'aient jamais invité, ne serait-ce qu'une fois, les 15 autres partis, ceci aurait pu être comme panel pour confronter les principaux partis ou pour expliquer leur programme. Cela aurait pu être intéressant, voire enrichissant, d'opposer 19 visions de la réforme de l'éducation ou de la santé. Mais les grands médias se sont contentés surtout des quatre principaux partis, muselant, en très grande part, les autres. Non, les grands médias ne peuvent pas échapper à la culpabilité. Ils ont un pouvoir majeur sur l'information publique et en ne s'intéressant pas aux partis qui n'ont pas de représentant à l'Assemblée nationale, ils les condamnent à rester dans l'ombre.