Notre liberté d'expression en péril

Monsieur Olivier Kaestlé s'inquiète des enjeux fondamentaux que représente la saga juridique de la militante islamique Dalila Awada (1) pour la sauvegarde de notre vie démocratique et de notre liberté d'expression. Mais madame Awada utilise justement les outils démocratiques et la liberté d'expression qui existent au Québec. Reste à voir si la cour lui donnera raison. N'importe qui peut poursuivre n'importe qui, n'importe quand, reste à prouver ses arguments.

Équipe autonomiste fait confiance à notre système judiciaire et s'avère convaincue que si les lois donnent gain de cause à madame Awada, au détriment de la logique, nos législateurs corrigeront le tir en légiférant correctement. La diffamation n'est pas un dossier facile à gagner. Madame Awada fait comme bien d'autres Québécois, elle tente sa chance pour faire un coup d'argent, et en profite pour se faire du capital politique. Mais ce jeu d'agression victimaire est un couteau à deux tranchants qui risque aussi de lui coûter cher: autant au point de vue de son image entachée que pour celle de sa religion que la population d'accueil finira par maudire si elle ne prend garde. La société québécoise sera muselée que si ses gouvernants ne font pas les lois en conséquence. La cour applique les lois que votent nos députés. Par contre, cet article journalistique et le discours qui l'entoure, rappellent que notre nation a de plus en plus de difficulté à tolérer les différences qu'engendrent le trop gros arrivage d'immigrants aux moeurs différentes et Équipe autonomiste sonne l'alarme, une fois de plus, pour rappeler à nos décideurs que 50 000 immigrants par année, venant de cultures trop dissemblables, entraînent des tensions de plus en plus marquées.

(1) http://www.vigile.net/Quand-le-hijab-devient-baillon

Guy Boivin, chef d'Équipe autonomiste