Pour la liberté d'opinion et de parole, Équipe autonomiste refuse la loi 59

Le projet de loi 59 concerne, supposément, la prévention et la lutte contre les discours haineux ou les discours incitant à la violence, alors qu’il existe déjà des lois claires sur, entre autres, la diffamation et certaines menaces contre des individus ou des groupes. La loi 59 serait dangereuse, voire répressive, car elle ne pose pas de principes encadrant et limitant son droit d’exercice, et attribuerait un jugement de valeur, dans son application, à des comités arbitraires (réf. 1). La définition d’un «discours haineux» serait laissée à la discrétion d'un organisme étatique, peu imputable, qui posséderait des pouvoirs de censure et de profilage de la population, ainsi que des pouvoirs répressifs. Cette situation constituerait un recul net pour la liberté d'expression et les libertés civiles en général. De plus, avec une telle loi, la société courrait un grand risque; bien des groupes pourraient profiter de cette législation et du système mis en place, pour promouvoir des idées que personne ne pourraient critiquer sous peine de sanction.

Étant donné ces faits, Équipe autonomiste s'oppose totalement à ce projet de loi qui serait même nuisible pour notre société en plus d'entraîner, une fois de plus, une augmentation de la taille de l'État pour gérer tous ces éventuels dossiers.

Référence:

1- Projet de loi 59: liberticide, dangereux, inutile, Johanne Marcotte, Huffington Post, 21 septembre 2015

http://quebec.huffingtonpost.ca/joanne-marcotte/projet-loi-59-liberticide-dangereux-propos-haineux-liberte-expression_b_8159532.html

 

Guy Boivin, chef d'Équipe autonomiste

Steve Lapointe, militant, Équipe autonomiste