Quoi faire avec Postes Canada ?

J’ai écouté avec attention, hier, madame Anick Lozier, porte-parole pour Postes Canada. Je confie maintenant différentes questions à nos médias. Postes Canada désirent couper nos facteurs urbains.

J’aimerais connaître le taux d’encadrement chez Postes Canada alors que l’organigramme devrait être passablement simple, le service de base se résumant à prendre des lettres et des colis déposés par des gens, dans un point A, pour les livrer à des points B, C, D; tout le reste ne relevant pas du rôle essentiel de Postes Canada.

J’aimerais connaître le salaire de son président-directeur général, de ses cadres et des facteurs. Est-ce vrai que certains ont droit, en plus, à des primes?

Je comprends aussi l’idée de faire de beaux timbres pour les collectionneurs mais pourquoi s’offrir tout un comité de sélection, des concepteurs graphiques, des illustrateurs, des photographes, des visualistes, pour répondre à un besoin primaire celui d’apposer un collant pour prouver un paiement. Ça coûte combien produire un timbre actuellement? surtout quand on parle de technique holographique, d’autocollants, de formes élaborées, de brillants de Noël?

Savez-vous que le surplus de ces merveilleuses vignettes, qui nous coûtent somme toute assez chères, est jeté purement et simplement au bout d’un an de leurs émissions plutôt que vendu jusqu’à épuisement des stocks?

Savez-vous qu’il y a tout un service de nouveautés philatéliques à Antigonish qui demande encore un bon montant aux contribuables et qui se permet même d’expédier ses ventes à l’unité dans des emballages assez élaborés?

Savez-vous le prix d’une boîte collective installée au bout d’une rue? Avez-vous pensé au nombre de boîtes urbaines qui seront nécessaires, tout d’un coup? Imaginez, un édifice comme le mien qui nécessitera à lui seul 144 cases déjà existantes dans notre hall.

Avez-vous remarquez les publicités payées par Postes Canada, dans nos médias, aux heures de grande écoute ou dans les publications importantes? la modification régulière de la présentation de leurs camions? des boîtes aux lettres recouvertes de logos mode?

Madame Lozier parle des ventes par Internet mais a-t-elle pensé que ce sont surtout les jeunes, habitués à l’informatique, qui s’en servent, que ce sont eux qui ont l’énergie pour aller quérir leurs paquets au comptoir postal, et non les aînés qui seront maintenant pénalisés parce qu’ils utilisent encore les méthodes classiques de paiement par la poste, parce qu’ils font leurs achats de façons conventionnelles?

Après avoir répondu à toutes ces questions, peut-être mettrez-vous en doute, comme moi, la bonne gestion de Postes Canada???